le blog des compétences

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samedi 24 avril 2010

Une remise en cause de la GPEC

Ce fut à une grande remise en cause que nous a conviés Philippe Zarifian au cours d'une conférence en avril à Paris. " Faut-il encore croire à la GPEC ?" quand on en vit, vous avouerez que la question est de taille et que l'on a hâte d'avoir la réponse !

D'entrée déjà l'auditoire a senti qu'une bise nouvelle allait souffler lorsque l'orateur a introduit ses propos, en disant que la compétence n'est pas d'abord une question liée à la gestion des ressources humaines mais plutôt une question liée aux mutations du travail, et donc, aux managers . Philippe Zarifian a poursuivi en disant qu'il n'existe pas "un" modèle de gestion des compétences, mais deux, voire trois liés à la gestion des compétences ! Bigre !

a) Le modèle de la compétence majoritaire aujourd'hui est selon son expression un "relooking du modèle de l'emploi". Cela signifie qu'il part des activités requises pour les emplois pour élaborer des référentiels de compétences prescrites. Rien de bien nouveau selon lui donc, hors les compléments apportés au fil des années : les entretiens d'appréciation permettant de centrer le dialogue sur les compétences et de situer les écarts d'une part et, les parcours professionnels.

b) Le deuxième modèle repéré est appelé "le modèle du salarié sous-traitant". C'est un modèle centré sur les objectifs, les résultats autrement dit, sur la performance. Dans ce cadre, c'est la qualité de la prestation qui est achetée, quelles que soient les compétences mises en oeuvre. Le développement des compétences reste l'apanage de celui qui vent ses prestations et qui doit s'adapter en permanence et se prendre en main, au risque d'une inadaptation. Pour Philippe Zarifian, ce modèle est dangereux ; il fait l'impasse du travail.

c) alors, quel est "le" modèle pour Philippe Zarifian ? c'est le troisième, sans appellation autre que le "modèle de gestion des compétences". c'est un modèle dans lequel la qualification est liée aux "individus" et non aux emplois. Changement majeur. Il est basé sur les compétences acquises et développées par les personnes, avec l'adage suivant : "toute personne compétente sait résoudre les problème et inévitablement, réussit, quelles que soient les situations professionnelles rencontrées".

Dans ce cadre, les compétences s'exercent dans les situations de travail. Les situations de travail et non les emplois. Quelle est la différence ? les situations de travail sont composées de problèmes à résoudre pour une finalité donnée, avec des enjeux stratégiques et des objectifs. le travail est donc défini comme un ensemble de situations non codées, inconnues (et non des activités prescrites) qui amènent tout individu à se demander comment y faire face et à trouver les réponses. L'individu compétent est celui qui utilise les ressources (techniques, organisationnelles, financières, les aides et soutien), les connaissances à sa disposition et qui prend les décisions nécessaires et pertinentes.

Philippe Zarifian voit les référentiels composés de deux parties : un référentiel de situations types d'une côté, des domaines de compétences (plutôt que des compétences précises et détaillées) et des postures. En matière de posture, il indique trois attitudes de base qu'il considère comme fondamentales ; - la prise d'initiative, - la responsabilité quant aux effets de ces initiatives - la participation à une communication collective, une compréhension réciproque, une collaboration

La distinction remet en cause de manière assez forte la manière de faire les référentiels. On aurait aimé en voir un, juste un seul pour se faire une idée plus solide... Mais PHilippe Zarifian a laissé la praticienne que je suis, seule face aux réalités pour chercher et trouver comment faire. On relève le défi, n'est-ce pas ?

Claude flück

les risques psychosociaux

bonjour

Un groupe de travail mené par Centrale Ethique et FORMITEL (Pablo Santamaria) a élaboré un questionnaire pour répondre à la question : est-ce que ma situation personnelle et professionnelle me met en situation de risque psychosociaux ?

Ce questionnaire est gratuitement mis à votre disposition.

C'est facile : cliquez sur le lien ou recopiez le répondez aux questions, le plus simplement possible et validez

Vous verrez apparaitre un profil par rapport aux différents critères choisis et donc une réponse à la question

http://test4.net/sv/tb?ca=HTes61gO1h

n'hésitez pas..; merci d'avance et réagissez

amitiés claude

vendredi 26 mars 2010

ELABORER DES REFERENTIELS DE COMPETENCES

Elaborer des référentiels de compétences demande une véritable compétence et surtout, beaucoup de pratique.

Si vous allez sur le site, trois propositions vous sont faites :

- la première : je vous envoie gracieusement un document pédagogique sur les trois types de référentiels (métiers, compétences, formation) ce sont des points de repères qui peuvent vous aider ;

- la deuxième : je mets à disposition pour 12 euros un GUIDE D'ELABORATION DES REFERENTIELS DE COMPETENCES c'est un document méthodologique de 16 pages qui vous aidera à élaborer des référentiels, à condition que vous le suiviez pas à pas et que vous ayez quelques bases sur les compétences...

- la troisième : si vous le voulez, une formation plus poussée peut-être mise en place pour élaborer des référentiels métiers/compétences. Là vous bénéficierez d'un CD ROM qui vous permettra de retrouver la formation et de pouvoir mettre vos référentiels en ligne...

Prenez contact n'hésitez pas

Au plaisir de vous parler claude fluck

lundi 15 mars 2010

UN CDROM POUR ELABORER DES REFERENTIELS DE COMPETENCES

La plupart du temps, les référentiels de compétences sont réalisés sans modèle. On fait une liste que l'on appelle liste de compétences, on les classe et le tour est joué.

  • J'ai mis au point un modèle, basé sur "La Roue des compétences" pour élaborer de véritables référentiels de compétences. Qu'est ce que j'appelle de "véritables référentiels de compétences" ? :

- d'abord, c'est un document dans lequel on distingue les compétences des activités, des comportements, de la performance,des potentiels... de tous ces termes que l'on emploie habituellement et avec lesquels on confond la compétence...
- ensuite, c'est un document structuré (que contient un référentiel ? que met-on dedans, dans quel ordre, pourquoi ?)
- enfin, c'est un document dans lequel les compétences sont formulées comme des compétences. Exemple ? "communication" n'est pas une compétence, c'est un thème, c'est un mot. Pour réaliser un référentiel, il faut répondre à la question : mais comment formule-t-on une compétence ? et qu'est-ce qui fait dire que ceci est une compétence ou non ? comment la valider ?

Le modèle permet tout cela : lier les compétences à un emploi de référence, formaliser les compétences de manière opérationnelle et structurer le référentiel de compétences pour une utilisation facile.

  • un CDROM a été créé. Il permet, grâce à internet, de travailler sur un tableau Excel qui se transforme en un Référentiel en ligne, relié à un tableau de bord.

Toute personne peut tester le référentiel réalisé en évaluant ses propres compétences, les compétences de pairs ou celles de ses collaborateurs. La démo ouvre sur une série de résultats dont les représentations sont diverses (total brut, %, graphiques individuels collectifs...).

Ce CDROM a pour avantage de former des salariés de la fonction RH ou des managers motivés, rapidement. Mais il est obligatoirement accompagné par une formation. Le CDROM n'est pas vendu sans la formation car il n'est pas possible de l'utiliser sans un minimum d'acquis.

  • Une journée permet de saisir les principes et les bases. Chacun peut alors, avec un ordinateur connecté, commencer à réaliser des référentiels de compétences en dialoguant avec les titulaires des métiers concernés et les mettre en ligne. Mais attention, en une journée, on acquiert des bases. Après, il faut réaliser référentiel sur référentiel pour maîtriser progressivement la démarche.

Cette démarche facilite l'appropriation et permet à l'intervenant de superviser à distance la réalisation des référentiels grâce au tableau de bord général en sa possession.

  • Si vous êtes intéressé (e) contactez moi... Parler n'engage à rien et c'est intéressant de dialoguer sur ce sujet passionnant ! n'hésitez pas.

ATTENTION : le CD ROM est proposé exclusivement dans le cadre de la formation à l'élaboration des référentiels de compétences.

Claude Flück

mardi 29 décembre 2009

2010

Les voeux .... beaucoup soupirent, certains s'y plient ; pour moi, c'est du bonheur.

Avec la magie des voeux reviennent les questions que l'on se pose : que sont-ils - que sont-elles devenu (e)s ? comment vont-ils ? comment vont-elles ? que deviennent-ils ? que deviennent-elles ?

On se dit : il faudrait que j'écrive, il faudrait que je garde le contact et souvent, on ne le fait pas. La vie, les obligations, la négligence...

Les voeux ont cette particularité de n'être ni tout-à-fait justes, ni tout-à-fait faux. Ils sont là pour donner de la lumière ...

On voudrait ceux que l'on connait, ceux que l'on apprécie épargnés du malheur, de la maladie, du chômage, de la descente aux enfers... on voudrait que la vie pour une fois soit un peu aisée, un peu facile, un peu joyeuse, un peu chaleureuse...

Alors, on se dit "belle année" comme un espoir

je souhaite à chacun un très beau RDV avec 2010.

claude Fluck

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mardi 13 octobre 2009

Ville morte à Conakry

Guineenews - Dernieres nouvelles de la Guinee mardi 13 octobre 2009, Conakry.

Deuxième journée de ville morte : Conakry toujours aux allures d’une cité fantôme Comme hier lundi, en ce mardi 13 octobre la capitale Conakry gardait toujours l’image d’une ville fantôme où les habitants, complètement tétanisés par l’inimaginable scène de violence qui s’est abattue sur les manifestants de l’opposition depuis le 28 septembre, éprouvent encore toutes les difficultés de se remettre de leur douleur.

Dans les secteurs du commerce, de l’administration publique, les banques et assurances, les essenceries, toutes les activités sont restées fermées. Réputé pour être le principal centre de négoce du pays, le marché central de Madina et environs ressemblaient à un véritable No man’s land aujourd’hui encore.

A Kaloum, commune qui concentre l’essentiel des services administratifs, les sièges des établissements bancaires, des grandes entreprises publiques et privées du pays et qui d’ordinaire, est caractérisée par des gigantesques embouteillages et klaxons des automobilistes, affichait ce mardi une atmosphère de silence digne d’un jour de deuil.

Dans les rues quasiment dessertes de Conakry, la vie se manifeste seulement par la présence de quelques rares taxis et véhicules de particuliers qui sont perceptibles dans la circulation à certains endroits.

Dans le pays profond, c’est la même réalité qui prévaut. Notamment dans les préfectures et les principales villes de province, c’est du moins l’avis des témoins que nous avons pu joindre sur place dans ces localités ( Mamou, Kindia, Kankan, N’zérékoré, Siguiri ou Labé…) aujourd’hui.

Comme il se voit, le mot d’ordre de ville morte de deux jours lancés depuis hier lundi à l’appel du mouvement syndical guinéen semble être un succès éclatant. Deux journées que l’inter centrale entendait mettre à profit pour non seulement se recueillir et prier pour la mémoire des victimes du 28 septembre mais aussi marquer sa compassion, sa solidarité et sa protestation du carnage qui est survenu au stade du 28 septembre.

Amara Moro Camara Conakry, Guinée 224.60.45.00.22

samedi 10 octobre 2009

Un mois à Conakry 2- le week-end et la reprise du travail.

(Suite du premier billet ; ce témoignage n'a d'autre but que de partager...)

Le wek-end J'ai eu l'occasion de traverser Conakry en fin de la journée du samedi (3 octobre 09)... et de parler avec des cadres de la société civile dans un "maquis" (restaurant à l'air libre) où nous avons bu un pot...

A Conakry. la ville était vide, vivait au ralenti, les gens étaient assommés... Les cadres m'ont expliqué que l'armée avait attendu que tous les manifestants soient dans le stade, pour fermer les portes et tirer... 157 morts 1200 blessés + des femmes violées en plein jour dans la ville + des enfants le lendemain... ils ne pouvaient pas croire que des guinéens aient fait cela, cela ne pouvait pas être des guinéens...

Pour conjurer un peu les choses, ils taquinaient l'un d'eux, qui était au stade et qui avait pris des photos sur son portable "Vous voyez, il était au stade, il a pris les photos mais elles sont floues tellement il tremblait " !! les guinéens prennent distance par le rire. Ils riaient, le taquinaient mais ils disaient tant de choses ...!

Pas un treillis à l'horizon en ce samedi. La vie reprenait vraiment très lentement. Et d'ailleurs le restaurant du maquis n'était pas ouvert "pas le coeur à l'ouvrage" disaient-ils et surtout, ils sont restés terrés toutes la semaine et n'ont pas pu s'approvisionner. Même l'essence posait question... et l'argent. on paie tout par billet, il faut donc s'approvisionner en billets... aller à la banque ! les banques étaient fermées, sauf une m'a-t-on dit !

Dadis Camara, 44 ans, chef de la junte, clamait qu'il s'agissait de rebelles, qu'il n'y était pour rien, que la manifestation était interdite mais il continuait à vouloir se présenter aux élections en janvier ; il avait promis voici neuf mois qu'il y aurait des élections démocratiques.

Lundi 5 octobre 09 : reprise du travail Chacun se demandait comment serait la reprise. Et la reprise a eu lieu. A la Banque centrale, les personnes se racontaient mutuellement ce qu'elles avaient vécu ... une heure, une heure trente, deux heures avant de pouvoir se mettre au travail ... des petits groupes partout ... on parlait ; ça parlait ...

Dans les couloirs de la Banque centrale, et plus largement sur le continent africain, il est d'usage de se saluer. On peut se voir dix fois dans la journée, on se salue dix fois dans la journée... Depuis la reprise, nous qui étions de la RH, voulions savoir si des personnes de la Banque avaient été touchées. Nous étions donc très sensibles aux salutations et à la rencontre des personnes.

Il y avait les salutations habituelles : "bonjour, ça va ? oui ça va ! et la santé ? ça va et la famille ? ça va ... et puis et puis ... nous ajoutions une petite question ... quelques mots jetés là comme une main tendue, un espoir en même temps "tu as eu du malheur chez toi ?" ... dix fois, vingt fois , cinquante fois, à voix presque basse, "il y a eu du malheur chez toi "?... avec pudeur, ils répondaient, tous. tous ont répondu. Certains disaient : " non non ça va " ... on respirait... certains disaient : "un peu" ... On savait alors qu'il y avait eu un mort, des morts ou des blessés et que l'on pleurait dans cette famille-là.

L'école française de Conakry est restée fermée, par crainte de représailles, à cause de la diatribe Kouchner/Camara. Beaucoup de français et d'américains sont partis mettre leurs enfants en sécurité. On a dit aux Guinéens qui avaient des enfants en scolarité à l'école française, que l'école n'ouvrirait pas avant .... avant ... avant quand ? pas de réponse ! Les cadres guinéens s'interrogent ; faut-il quitter le pays ? rester ? protéger les enfants ? que faut-il faire ? que faut-il faire ?


j'ai été nommée "cousine démocratique" pour avoir vécu le moment intensément avec eux et pour croire - avec eux - à une démocratie possible... c'est ainsi qu'ils m'ont présentée au Gouverneur, Monsieur Alhassane Barry, lorsque j'ai restitué le plan triennal de formation, le dernier jour " voici notre cousine démocratique" ; tout le monde a ri ; on était d'accord ; on se "reconnaissait"

J'ai pris les termes comme un cadeau. je suis rentrée... ils me disaient : "nous irons jusqu'au bout".

En hommage à tous ceux et celles que j'ai rencontrés en Guinée et à la démocratie - 11 Octobre 2009-

Un mois à Conakry 1-Les événements Témoignage

Les événements

Ce texte ne cherche qu'à partager des journées vécues. Il n'a pas d'autre ambition.

Nous savions, en ce lundi 28 septembre qu'il y allait avoir une manifestation et que cela pouvait "chauffer". Nous avions reçu la consigne générale de ne pas travailler, et ce fut le cas à la Banque Centrale de Guinée où j'étais en mission Ressources Humaines. La manifestation avait été interdite mais les manifestants avaient décidé d'aller au stade... "Chauffer "? cela pouvait vouloir dire quelques gaz lacrymogènes, quelques arrestations, des coups reçus/donnés, des jets de pierre, ... On ne s'inquiétait pas plus que cela mais quand même, on ne venait pas travailler ... et le vendredi soir, à la descente, tout le monde était parti en disant : à mardi matin et bon Week end !

Le lundi, j'étais à l'hôtel donc. C'est étrange cette situation qui consiste à être dans un pays au moment où il se passe quelque chose ... ne pas le vivre en direct ... ne même pas le savoir ! De l'endroit où était situé l'hôtel, on n'a pas même entendu les coups de feu... Ou on était sur place, ou, on était chez soi ou quelque part mais ailleurs

La première douleur est arrivée un peu après, quelques heures après, lorsque les chaînes de télévision et radio ont donné les premières informations ... le premier nombre de morts... les bérêts rouges ont tiré. Je revois ce moment de sidération ... On a su que le stade avait été encerclé, et que l'on avait tiré sur les manifestants... les premières images montraient des personnes qui couraient... dans l'hôtel, on voyait des personnes agglutinées autour de la télévision et dans les yeux : la sidération ! Après ... on a entendu parler des viols... ces femmes qu'on a violées "en plein jour" comme si les mots "en plein jour" représentaient le comble de l'horreur. En plein jours, ils ne se cachaient même pas, ils ne seront jamais punis !

Dans les yeux des guinéens, une grande pudeur mais c'était comme si chacun cherchait dans le regard des autres une réponse à sa question : mais comment est-ce possible ? mais comment vous expliquez cela, vous ? mais... mais ... Non, personne ne comprenait, personne. Soudain, il y avait comme une empathie spontanée qui circulait. Que pouvait-on faire ? que pouvait-on dire ? dès le lendemain, tôt, au petit-déjeuner, j'ai choisi de les questionner, de parler. Ils racontaient assez facilement ce qu'ils avaient su, vu, vécu ! L'hôtel avait décidé qu'ils resteraient sur place par sécurité, parce que les militaires leur prenaient argent, téléphone, sac à main..; certains ont même dû laisser leurs vêtements... ils repartaient donc le lendemain matin vers 7 ou 8H. Certains qui traversaient la ville étaient inquiets... on racontait qu'une personne était tombéeen panne dans la banlieue entre les gens qui lançaient des pierres aux militaires et ceux ci qui leur tiraient dessus...

Le mardi, le chauffeur est venu me chercher pour aller à la Banque Centrale... la désolation ! Certains étaient là, dans la cour, assommés, meurtris, désemparés, écrasés, silencieux, ...infiniment pudiques. Une salariée m'a raconté qu'elle était avec ses enfants et un de leurs amis. Profitant d'une accalmie, le jeune a voulu retourner en face, chez lui ; il était impatient de savoir si tout allait bien de l'autre côté ; au moment où il a traversé, il a été tué dans le dos... il avait 15 ans !

Personne n'a travaillé ce jour-là, seuls les obligations ont été respectées et je suis repartie à l'hôtel.

Que faire ? que faut-il faire ? partir ? rester ? comment se faire une idée de la situation réelle ? où trouver les informations ? la question s'est posée pour moi : l'organisme qui m'avait envoyée en mission souhaitait que je rentre, la Banque Centrale souhaitait que je reste, craignant du fait d'un départ de ne plus me voir revenir et de perdre la mission. Je suis restée ... "ah, vous n'avez pas fui ai-je entendu ...".

J'ai su par mail que le mercredi et jeudi (30sept - 1er octobre) étaient "jours de deuil" et que personne ne travaillerait. Les familles viendraient récupérer les corps. Le vendredi (2 octobre) était fête nationale, donc férié. La semaine était donc "travail à l'hôtel" pour moi et inquiétude pour tous : que va-t-il se passer maintenant ? nous étions suspendus aux médias et nous parlions les uns avec les autres, guinéens et moi-même, dès que j'en avais la possibilité. Le journal Le Monde n'arrivait plus... on ne pouvait plus s'approvisionner ...

La seconde douleur est arrivée au moment où les familles ont voulu récupérer le corps des morts... les médias avaient montré avec force photos qu'il n'y avait que 12 corps à la morgue. Où étaient les corps ? disparus les corps ? et celui-ci qui disait : "mon frère est allé à la manifestation, il n'est pas revenu ? où le chercher ? je veux voir son corps" ... je veux voir son corps ... toutes les familles n'ont pas récupéré les corps... il manquait beaucoup de corps. Vous imaginez, un des vôtres qui meurt et pas de traces ! La douleur fut infinie. Nous partagions tous la même douleur. (Suite sur le deuxième billet)

mercredi 3 juin 2009

Le recrutement des infirmières : de la formation aux pratiques d'une profession de santé

Ouvrage coordonné par Marie-Thérèse RAPIAU et Jean RIONDET

Dans le cadre de l'Association Latine pour l'Analyse des Systèmes de Santé (ALASS) a été proposé l'Atelier Thématique International qui s'est déroulé à Lyon, en avril 2008, aux Hospices Civils de Lyon sur « le recrutement des infirmières : de la formation aux pratiques. Analyses comparées ».

La réflexion a porté sur « le recrutement » à l'entrée en formation ainsi que sur la Formation Universitaire en soins infirmiers dans différents pays comprenant soit une filière en soins infirmiers complète LMD à l’Université avec la présence de la Recherche soit des formes institutionnelles « rénovées » et très diversifiées suite aux accords de Bologne.

Cette forme d'Atelier a reçu un accueil très favorable de la part des intervenants, praticiens et chercheurs, car il s'agissait d'établir « un ouvrage collectif » sur cette question en amont du processus de la formation. Certaines questions sont approfondies comme les filières d'études à l'Université et leurs contenus, « le recrutement » en soins infirmiers selon des critères académiques ou professionnels ou encore les aspects plus généraux de la profession, comme le rôle du Conseil de l'Ordre qui est de création très récente en France pour les infirmiers (loi du 21 décembre 2006).La diversité des contributions fonde l’intérêt de cet ouvrage écrit à plusieurs mains.

Marie-Thérèse RAPIAU, économiste, ingénieur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique, conduit des recherches sur l'emploi, la formation et les métiers au CERAG UMR 5820 – Université Grenoble II – CNRS. Son expertise est reconnue sur l'évaluation des effets internes et externes des systèmes de formation ainsi que sur l’analyse des professions.

Jean Riondet, Directeur de l'Institut International Supérieur de Formation des Cadres de Santé - IISFCS - aux Hospices Civils de Lyon est spécialisé sur la formation continue et la formation promotionnelle. Démographe, il s'intéresse particulièrement aux mouvements qui traversent les professions de santé.

TABLE DES MATIERES

PARTIE 1- INTRODUCTION MT Rapiau PARTIE 2 - REGARDS CROISES SUR LA PROFESSION D'INFIRMIERE EN FRANCE. PARTIE 3 - REGARDS CROISES SUR LE RECRUTEMENT DES INFIRMIERES : DU COTE DES ETUDES ET DU COTE DES EMPLOYEURS. PARTIE 4 - REGARDS CROISES SUR LA FORMATION DES INFIRMIERES DANS QUELQUES PAYS PARTIE 5 – CONCLUSION MT RAPIAU

Vous pouvez commander cet ouvrage directement à votre libraire habituel ou sur le site internet : http://editions-harmattan.fr

lundi 11 mai 2009

Le Maroc met le Répertoire des emplois/métiers et les référentiels de compétences à l'honneur

Pour la première fois au Maroc, des outils structurants, au service des entreprises et adaptés au contexte socio-économique marocain, ont été développés par le Projet Meda 2 – FP en partenariat avec le Ministère de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, l'ANAPEC et les professionnels des 3 secteurs du Tourisme, du Textile et des TIC. . .

Mardi 31 Mars 2009, M. Jamal RHMANI, Ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle, M. Mohamed BOUSSAID Ministre du Tourisme et de l'Artisanat et M. Ahmed CHAMI, Ministre de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies ont présidé à Casablanca la cérémonie de présentation des Répertoires Emplois- Métiers et Référentiels Emplois- Compétences des secteurs du Tourisme, du Textile et des TIC, élaborés dans le cadre du Projet Meda 2 - Formation Professionnelle.

L’élaboration de ces répertoires rentre dans le cadre de la mise en ouvre, par le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, des orientations de la Charte Nationale d’Education et de Formation et s’inscrivent dans la réforme engagée par ce Département pour la réingénierie du système de formation professionnelle selon l’Approche par Compétences (APC).

Cette réforme menée dans le cadre de la coopération entre le Royaume du Maroc, le Canada et l’Union européenne, vise à remplacer la logique d’offre de formation qui prévalait par une logique de réponse aux besoins en compétences des entreprises et implique des changements majeurs dans la façon de planifier la formation, de la gérer, de la dispenser et de l’évaluer.

Les Répertoires Emplois-Métiers (REM) et Référentiels Emplois-Compétences (REC) peuvent être consultés en ligne sur les sites Web suivants : Département de la formation Professionnelle : www.dfp.ac.ma Projet Meda2-FP : www.meda2-fp.ma Projet APC : www.apcmaroc.com

bonne lecture

samedi 4 avril 2009

Répertoire des métiers et référentiels des compétences au Maroc

Le 31 mars 2009, le Maroc s'est officiellement doté d'un Répertoire des métiers et de Référentiels de compétences (REC) dans les domaines du Textile Habillement, du Tourisme Hôtellerie et des TIC. Une cérémonie officielle a scellé l'instant.

Le projet a été porté par l'Union Européenne, de 2005 à 2008 avec un budget de 1,5 millions d'euros. Le projet technique a été mené à bien par Sfère, en lien avec le Cereq. Une équipe d'une dizaine de consultants maroco-français y a contribué, appuyée par les entreprises et associations professionnelles des trois secteurs. La mission a été coordonnée par Claude Flück.

Trois articles se font l'écho de la réussite du projet : Aujourd'hui le Maroc, l'Ecnomiste, et le MAPF.

Nous sommes fiers d'y avoir contribué.

samedi 21 février 2009

un blog sur les compétences

Pourquoi un blog sur les compétences ?

L'approche compétences est un domaine très vivant. Les problématiques se complexifient, des questions perdurent, les pratiques se transforment. Elles foisonnent, elles sont multiples... elles permettent d'avancer

La loi de programmation Borlo a remis la GPEC en première ligne. Tous les pays s'y mettent, autant en Europe que sur le continent africain et dans bien des ailleurs...

Une grande partie du domaine est encore en friche. On apprend en marchant et surtout, en échangeant. Echangeons ...

Ce blog est ouvert ... réagissez, faites signe...

Février 2009

samedi 30 juin 2007

La Roue des Compétences

La plupart des entreprises construisent des référentiels de compétences sans modèle... les compétences sont listées et additionnées les unes aux autres.

La Roue des Compétences permet de suivre un cheminement pour identifier, structurer les référentiels de compétences.

La Roue des Compétences

Le modèle permet d'obtenir une standardisation de la forme et une adaptation aux différents métiers. Informatisée, la Roue des compétences permet des évaluations en ligne et une exploitation rapide des données.